Dominique Emard - Peintures / Paintings

la série vu du ciel

 

villes 1
cities 1

villes 2
cities 2

déserts
deserts
Mes toiles « vu du ciel » sont élaborées à partir de photographies issues de satellites d'observation ou de web-cams. J'ai toujours porté un intérêt particulier à la géographie, les cartes et les atlas. C'est donc très naturellement que je collecte ces images sur le web, là où elles se développent et pullulent par millions. Elles me servent à ébaucher la structure de mes tableaux et à en donner la tonalité d'ensemble. Ensuite mon travail consiste à interpréter librement ces photographies, à digérer leur froideur et leur inhumanité et à mettre en lumière leurs évidences et leurs paradoxes. Par le biais de l'épaisseur de la peinture et le jeu de la couleur, je leur attribue une matérialité qu'elles ne possédent pas. J'aime également jouer avec leur échelle, ce qui me permet de mettre en oeuvre petits et grands formats, de confronter vides et pleins, et d'avancer sur la frontière nébuleuse; figuration/abstraction.
En règle générale, mon choix se porte sur les villes ou sur les traces de notre civilisation humaine. Mais, je ne sélectionne pas au hasard; il faut que l'image retenue possède un intérêt graphique et qu'elle soit liée de près ou de loin à une émotion personnelle ayant pour origine un texte, un film, une musique, un souvenir, une «sensation géographique» ou  un contexte géopolitique.
My "bird eye’s view” paintings are made from webcam or satellite photographies. I’ve always shown interest for geography, maps and atlas.      
Quite naturally, I collect pictures on the Web, where they thrive by millions. I use them to define the structure and the tone of my paintings. Then, I interpretate those pictures, I digest their coldness and inhumanity and I highlight their obviousness and paradoxes. From the thickening action of painting and coloring, pictures acquire a materiality they first missed. I also love playing with their scales which enable me to paint small or large, to oppose void and full, to explore the hazy line between asbraction and figuration.
In general, I choose cities or any trace of human civilization.Yet, I don’t select by chance. The picture must have a graphic quality and must be somehow linked to a personal emotion, evoking a text, a film, a piece of music, a memory, a "geographical sensation” or a geopolitical context.